Graphisme : La tendance « pixel »
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Depuis quelques temps déjà, on peut remarquer par ci par la, en surfant, une drôle de vague, de type « carrés empilés les uns sur les autres ». Le « Pixel Art » est né ! D’où vient-il, pourquoi, comment ? Tentatives de réponses et exemples.
On s’en souvient, dans les années 80 les ordinateurs qui nous épataient étaient d’une simplicité technique effarante et ne permettaient pas de prodiges graphiques. Non content de ne pouvoir gérer correctement les couleurs, ils rebutaient à afficher un nombre de pixels suffisant. Nous pouvions donc contempler avec bonheur une grenouille sectorisée en 6 blocs (peu distinct il est vrai) traversant une route puis une rivière, à moins que ce ne soit l’inverse... D’autres auront été influencés par le dessin des environnements Macintosh. En effet, Apple avait très vite mis l’accent sur le graphisme. Écrans de qualité supérieure, machines conçues pour l’impression... La firme se devait de créer un environnement visuel à la hauteur et ce qu’elle fit avec Mac OS. Par la suite, comme chacun sait, Bill pris la planète (informatique) en main...
Aujourd’hui le web se réveil, les débits augmentent et le graphisme se rend enfin indispensable à la création cohérente d’un site (le graphisme en tant que langage visuel, faisant partie intégrante de l’ergonomie).
Nous avons tous pu constater l’apparition de sites internet reprenant l’idée générale de ce « graphisme forcé » et/ou le thème graphique des différents Mac OS. Tout ceci nous amenant donc vers l’avènement du « Pixel Art ». Alléluia !
Alors, le « Pixel Art », c’est quoi ? Un graphisme rectangulaire, pixélisé (of course !) et surtout sans dégradé de couleur. Oubliez les formes rondes, bio, floues... Le « Pixel Art » c’est très souvent la mise en relief du dessin par effets d’ombres, utilisation de la 3D isométrique. C’est carré Mon adjudant !
Bien, tout cela est bien beau. Mais en dehors de critères subjectifs comme les goûts personnels d’un graphiste, d’un client ou d’un chef de projet, pourquoi ferait-on ou ne ferait-on pas du « Pixel Art » ?
Deux avantages majeurs. Primo, l’exportation et la compression de ce type de dessin vers le format *.gif donne d’excellents résultats. L’absence de flou et de dégradé implique des images légères, tout en conservant bien sur un panel classique de couleur. Secundo, les formes utilisées, on l’a vu, sont à dominance rectangulaire. D’où une certaine facilité de découpage de la maquette et d’intégration, favorisant ainsi le codage HTML de la page web en limitant le nombre de tableaux. Remarquons au passage que ces deux atouts combinés favorisent aussi bien le téléchargement des pages que leurs capacités à devenir accessible. Tertio, la visualisation de l’architecture du site par l’internaute peut s’en trouver plus claire, rapport à la sectorisation de l’information.
Attention, toutes fois, à ne pas tomber dans le plus grand piège du « Pixel Art », la complexité graphique. Beaucoup auraient tendance à se « laisser aller » en ajoutant d’intempestifs détails susceptibles d’alourdir considérablement le nombre des images et le code HTML. Le plus gros inconvénient de ce style reste le temps de production. La création et la conception graphique d’une interface complète demande de la patience. Même pour une maquette que l’on pourra qualifier de simple, le souci de la précision et du détail en sera la clé de sa réussite.
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